Programme 2019: jeu et littérature, geekeries croisées

Retour aux racines avec D&D des origines version « boite », Evolutionnisme alternatif de Dougal Dixon, Jeux narratif basé sur les « novelas », Horreur Cosmique en littérature et jeux, et j’en passe, comme vous le verrez, 500NDG poursuit en 2019 sont exploration des recoins de l’imaginaire les plus anguleux, en associant jeu et littérature, nouveautés et re-exploration des racines.

Voici donc le programme croisé des publications Caravelle, des campagnes de financement et des traductions sur ExoGlyphes

 

Dans un mois: Blade in the Dark

Pour commencer, la prochaine campagne de 500NDG proposera du JDR. Rien que du JDR. Et juste un JDR. Mais pas n’importe lequel : Blades in The Dark. Une mécanique bien huilée, d’un monsieur, John Harper qu’on a déjà pas mal publié par ici depuis de nombreuses années, à commencer par son « Danger Patrol » traduit par votre serviteur en 2012.
Cette fois, il s’agit d’un gros jeu de rôle, tout entier construit autour de la recherche de rythme et d’intrigues. Bref, de la série télévisée à votre table. Le jeu a sa page wikipédia, son mini-site, raflé la médaille d’or du RPG geek et celle de l’indie RPG.
Et comme l’apocalypse/Dungeon World à ses débuts (dont il suit un peu la filiation), il a enflammée la créativité des joueurs devenant lui même un système décliné en de multiples variantes. La presque totalité du jeu est déjà traduite, à travers la Caravelle et n’attend donc plus que le financement d’une belle version papier.
Retenez la date: vendredi 22 février au soir sur ulule.  Comme tous les projets 500NDG depuis 2011, ça se passe d’abord et avant tout en financement participatif (ou pas du tout), le reste des tirages, limités, n’étant que du « bonus ».  Comme on dit à la salle des fêtes de plougazel-sur-riviere : venez nombreux.

La caravelle: moins mais encore mieux

La caravelle rentre bientôt dans sa quatrième année et continue sa mue en 2019 L’abonnement est toujours mensuel, mais on ne sort plus qu’un jeu tous les deux mois. Qu’est ce qu’on fait de vos sous ? On améliore les jeux pour atteindre un niveau « commercial », toujours pour pas grand chose (a partir de 6 euro par jeu, vu qu’on sort toujours deux jeux par période).
Moins, mais encore mieux donc : (presque) tous les jeux seront relus, maquettés, et les rameurs qui donnent un peu plus auront droit à des versions « Print on demand » à prix coûtant. Au passage, on améliore encore la rémunération de tout le monde puisque les fonds ne vont toujours qu’ à ceux qui bossent.

Sous le signe de l’Old School Revival

 
En effet, fin 2019, 500NDG devrait vous proposer une campagne, en collaboration avec les créateurs du jeu, autour d’une version « en boite » de B/X.
B/X, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un jeu de rôle OSR qui reprend, compile et développe le système de la version de D&D écrit par Tom Moldavy (en licence ouverte), considéré par beaucoup comme la version la plus achevée de D&D.

 

Notre objectif, avec les créateurs du jeu, et sous la houlette de Eric Nieudan, sera de proposer un retour aux sources de Donjoneurs, tout en modernisant la forme. Une sorte de « Héroquest » , mais avec la magie de la liberté offerte par le JDR en plus et un graphisme rétro ad-hoc.
Mais l’OSR sera aussi présent dans trois numéros de la Caravelle : en Avril, puis en juin avec une extension et pour finir en juin avec la traduction de ce qui est probablement l’étude « anthropologique » la plus approfondie du jeu de rôle, Shared Fantasy, réalisée au tout début des 80s. On parle donc de la pratique des années 70-80, autour des « Donjons ». L’auteur a en effet participé aux parties d’un club pendant plusieurs années et nous fait re-découvrir de manière très fine ce qui se joue autour de la table. L’université de Chicago, et l’auteur nous ont gentiment autorisé à le traduire et à la diffusion de façon non commerciale et c’est Thomas Pereira qui s’y colle, sous ma supervision pour ce qui est de la terminologie. J’espere qu’on pourra aller un peu plus loin et vous proposer une version illustrée, issue des archives de l’auteur et, si mes clones ont encore un peu d’énergie, une série d’infographies dans la veine de ce que j’ai entrepris sur Geeks & Dragons
A coté de ça, Murphy nous propose la traduction de Red Hack; comme son nom l’indique, un jeu « moderne » qui repart de l’esprit OSR.

Horreur Cosmique, attention, poulpe pour fins gourmets

 

 

Etranges-eons-couverture-projet

La collection horreur cosmique, qui vise, en JDR et Littérature, à retracer les contour du genre esquissé par Lovecraft, continue a se déployer en 2019. D’une part, avec le premier Tome du Jeu de Rôle propulsé à l’apocalypse « En d’étranges eons« , basé sur la longue série d’ateliers et la pre-alpha de votre serviteur et écrit par Phileas Rogue pour le numéro de Mai-juin.

Coté ExoGlyphes, la collection, initiée avec  « Les Amphibiennes« , roman célébré par HPL avant d’être englouti par l’oubli, se développe. De février à mai avec Le retour des meilleures nouvelles de Abraham Merritt – l’inventeur de « Ktulu », des perles d’aventures exotiques, merveilleuses et glaçantes à la fois, depuis le célèbre peuple de l’abîme jusqu’au moins connu » La route blanche ». Immédiatement après, de juin à septembre viendra le retour d’un autre maître de HPL et figure fondatrice du fantastique, lui aussi injustement méconnue en France, Montague Rhodes James, archéologue et spécialiste des fantômes. Ce n’est rien de moins que l’intégrale de ses nouvelles qui sera proposée, révisée par son traduction 29 ans après son unique (et brève) publication par les édition Néo !

 

La Laverie de Charles Stross devrait également revenir en fin d’année, après la traduction de trois ouvrages de la série, ce sera le tour du Réshus Chart ou il est question de Vampires (stellaires, forcément).  La planning n’est pas encore complètement défini, essentiellement car il y a du pain sur la planche en matière de SF . Ca se bouscule au stargate  portillon.

 

Et la SF ? Manchu, Laurent Généfort et Dougal Dixon !

 

Non, la SF n’est pas oubliée. Et même la SF « spatiale ». En février, la Caravelle proposera, (en marge de « Soap », le jeu narratif de plateau à base de télénovelas) la traduction de Impulse Drive, jeu de rôle propulsé à l’apocalypse, traduit par Thomas Pereira. Un jeu encore en développement, certes, mais concentré sur un genre spécifique- l’équipage d’un vaisseau, de Firefly à Star Trek – et donc qui est, pour moi, le plus approfondi existant à ce jour dans le genre SF motorisé à l’Apocalypse.

Un autre JDR de SF en version Alpha, de « création », sera publié dans la Caravelle en octobre,  basé sur la Trilogie « Spire » de Laurent Généfort,  qui nous a gentiment autorisé à reprendre ses romans dans le cadre non commercial de la Caravelle.

C’est encore Phileas Rogue qui s’en charge. Ils s’agira donc de gérer votre compagnie de transport spatial pour relier les confins des mondes connus….a noter que Manchu lui même nous a aussi autorisé à vous reprendre les couvertures du livre pour le jeu et votre écran à imprimer. Un projet qui fleure bon l’Encyclopédie Galactique et l’hommage à la SF en marche.

Enfin, a part la grosse campagne autour de Blade in the dark, le milieu de l’année sera consacré à un autre partenariat avec J. Newman. Le coauteur de Mobile Frame Zero, SF-geek comme votre serviteur, qui nous a rejoint pour réparer un gros trou dans la culture SF mondiale :  la publication de l’intégrale de Dougal Dixon.
Pour ceux qui ne connaissent pas, ce paléontologue britannique et connu pour les gamins des années 80-90 pour ses ouvrages sur les dinosaures, l’est plus encore des grands enfants pour ses beaux livres d’évolution uchronique (ou alternative) : After man, qui décrit le futur du règne animal après l’anthropocène, a d’ailleurs servi de base à « The future is Wild », documentaire-fiction. L’ouvrage était parus en français au début des années 80, tout comme ses « Nouveaux Dinosaures », imaginant ce que les monstres du jurassiques seraient devenus s’ils n’avaient pas fait long feu….a ces deux ouvrages cultes oubliés s’ajoute un inédit en deux volumes, uniquement disponible en japonais (!), Greenworld, décrivant un écosystème extra-terrestre, ou madame.

Enfin, mon préfère, « Man after Man », et également inédit, qui suit l’évolution de l’homo-sapiens dans le futur, ne pourra être re-édité. Mais rassurez vous, vous pourrez vous-même créer vos Morlocks et autres sidérantes branches de la post-humanité à travers un jeu développé par Joshua. Tout cela aura lieu au cours d’une campagne, Kickstarter (si elle se déroule avec notre partenaire) ou ulule, vers le milieu de l’année 2019.
 En espérant que vous serez à nos cotés cette année encore pour rendre tout cela possible…
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