Céphalopomme change de nom pour « 500 nuances de Geek » (résolution 2/3)

Seconde résolution à prise d’effet immédiat: ouvrez vos tablettes, céphalopomme change de nom. Désormais, il faut parler de 500 nuances de geek (500nuancesdegeek.fr) ou pour les intimes 500NDG. Ne cherchez pas à régler les horizontales et les verticales, nous ne « prenons pas le contrôle de votre ordinateur ». Tout est expliqué ci dessous.

Moi j’aime pas le « geek »…et pourtant

Depuis la fin de Narrativiste, le tournant éditorial visait a désenclaver le Jeu (de rôle et consorts) pour embrasser toute la (sa) contre culture  dans sa diversité des genres (SF, fantasy, historique, uchronique, parodique…) que de supports ( romans, films séries, dessin animés, jeux de plateau, BD, Manga….).

Cephalopomme était le nom baroque qui faute de mieux illustrait cette voie, mais il me semblait peu évocateur. Apres maintes recherches, le terme de « geek » s’est imposé pour résumer tout ça. Pourtant, je l’avoue, j’ai un problème ce mot, assaisonné à toutes les sauces, et de plus en plus galvaudé.

Au départ, le « geek » s’était quand même le mec (ou la fille) bizarre du lycée, le premier de la classe perdu dans une autre dimension. Oui, celui qui souvent, facteur aggravant, jouait à l’œil noir, dédé et autres jeux drôles, quand il ne passait pas son temps à lire de la SF ou programmer sur son Atari 500.

Certains doivent se reconnaître.

Bien des années et une trilogie ratée plus tard, les ordinateurs étant devenus plus courants que les machines à laver et n’importe qui en possédant le dernier modèle dans sa poche, la geekitude semble perdre de son sens.

Pourtant, s’il reste un milieu du « geek » des origines, c’est bien le JDR sous toutes ses formes.Toujours radicalement marginal en regard des mastondontes économiques du jeu vidéo, toujours pratiqué par inoffensifs (?) huluberlus -souvent les mêmes qu’a l’époque, juste avec moins de cheveux et plus de bedaine- , les rolistes mettent directement les mains dans le cambouis des fictions de l’imaginaires. Ils osent franchir cette ligne invisible du « pan t’es mort » que les soit-disant adultes évitent, en retournant leurs (nos) films préférés entre le salon et la cuisine, avec pour toutes images de synthèse. Et parmi eux, les narratophiles tiennent une place de choix. Ce n’est pas le Dr Moops de Tric Trac qui me contredira.

Tout ça pour dire que finalement, qu’on le veuille ou non, même sans T-shirt batman , lunettes d’écailles, ou iphone à 500 euros, on en est. On est même parmi les plus graves beaux fleurons. Assumons le.

La ligne éditorial s’affine

Alors les  » 500 nuances », bien sur c’est d’abord un jeu de mots, pied de nez à un best seller, pour une microcopique maison aux antipodes des tirages à succès. Mais ce nom fait surtout référence à la multiplicité des médias, genres et sensibilité qui composent la galaxie geek, au delà du jeu narratif/de rôle.

Car si ce dernier tient une grande place dans la ligne éditoriale, elle ne saurait s’y limiter. D’abord, pour des raisons économiques :  couper le JDR du reste des « cultures geek », c’est ce condamner à la balkanisation, à des tirages minuscules, à la réclusion dans des boutiques spécialisés.

On est pas ce genre de geek, s’il en est. Encore une nuance. Et puis d’un point de vue pratique, le jeu narratif/de rôle, voire de plateau ne saurait exister sans ses liens profonds avec le reste des cultures de l’imaginaire, romans de SF et de fantasy, BD, comics, Mangas, cinéma, séries, et j’en passe, sur presque deux bons siècles. Ajoutons y une large mesure de sciences humaines, histoire en tête, pimentée parfois d’un zeste de critique sociale et de bien d’autres assaisonnements personnels.

500 nuances de geek cherche donc à retisser ces liens. Et surtout, il explorera les vraies marges de la pop culture, ses causes perdues et ses zones d’ombre.

Concrètement, nous aurons au programme cette année Le dernier Anneau, roman resté inédit en français, qui interroge les fondements de la fantasy. On va re-essayer de le publier, sous une forme dématérialisée en mobilisant les profits (s’il y en a) générés par les derniers jeux parus. J’espère que cette fois, on en viendra en bout, car ça serait aussi une première et ça ouvrirait des horizons pour palier à l’anémie de traductions en SF (oui, j’ai des titres à l’esprit).

A plus court terme, nous aurons enfin Polaris de Ben Lehman, un de classiques  de la vague narrative et Fate core, le non moins nouveau classique des systèmes génériques de JDR. Quelque part dans l’année devrait paraître, toujours en souscription, Gandahar, tout à la fois Jeu de Science fantasy basé Sur Dungeon World, quelque part entre Animonde et Le planet opéra, et encylopédie/art book basé sur ce dessin animé « culte ». Encore une cause perdue pour laquelle il va falloir racler les fonds de trésorerie, mais Réne Laloux, le Myazaki française (cocorico) et les merveilleuses courbes d’Airelle  des vallées oniriques de Tridan valent bien ça. Ah, et peut être pas cette année, quoique: une tres grosse boite de legos pour adulte (?) avec des mechas dedans pour le jeu Mobile Frame Zero. Pour faire des pschoui ! Tchakaboum ! et Vuuuiiit !

il y a bien d’autres choses, comme Horreur Cosmique, le jeu lovecraftien propulsé à l’apocalypse, dont la conception vise idéalement, avec votre aide, à nous faire revivre et partager  les meilleurs moments de nos parties de l’Appel de Cthulhu – et à les renouveler.

 

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